Aïkido traditionnel, un maître un dojo...et lois sportives
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Aïkido traditionnel, un maître un dojo...et lois sportives
La loi interdit aux enseignants des associations d'être rémunérés s'ils ne sont pas détenteurs du papier appelé "diplôme d'état".
Notre intention ici n'est pas de débattre du bien fondé de cette spécificité franco-française s'adressant à un art japonais sans compétition.
Mais parmi tous les effets pervers que cette situation a entraînés, il en est un particulièrement préjudiciable à la discipline et à leurs acteurs authentiques car Il a été maintes fois constaté que l'enseignant officiellement déclaré aux autorités n'est pas en fait celui que l'on voit sur le terrain (les tatamis).
Ainsi le professeur sensé faire les cours (seul détenteur de diplôme d'état et donc seul à pouvoir être éventuellement rémunéré) n'est jamais là ou ne fait que de brèves apparitions de pure forme et surtout...pour passer à la caisse.
Depuis l'apparition de cette loi (il y a une quinzaine d'années), on a vu se multiplier les clubs avec à leur tête un nom unique pour plusieurs dojos, ce qui multiplie les gains et constitue une façon détournée d'instaurer des monopoles.
Dans ces clubs, officiellement il y a un seul professeur diplômé d'état, les autres n'étant que des "assistants" (non diplômés) mais assurant dans les faits la quasi totalité des cours dans les "dojos succursales" du "club officiel" du "seul professeur diplômé d'état".
Ce phénomène ne peut être ignoré des autorités locales, mais le label "diplôme d'état" étant à leurs yeux "légal" et donc "rassurant" ça leur permet de dormir tranquille. Et officiellement c'est bien un diplômé d'état qui a été déclaré pour tous ces clubs, même si au fil des mois et des années, trop occupé par son propre club (la maison-mère) il n'y fait plus que de furtives apparitions.
Cela contribue à écarter du système des professeurs appartenant à des écoles traditionnelles qui donc ont refusé de s'intégrer à l'une des fédérations françaises détentrices du monopole d'attribution du fameux papier (franco-français et non reconnu hors frontières).
Fédération française ne peut que signifier aïkido "local" répondant de plus à des normes sportives qui sont contraires à l'essence même de l'aïkido de son fondateur (japonais).
Dans un tel système, que reste t-il du concept "un maître un dojo" propre aux arts martiaux traditionnels ? Que reste t-il de la notion d'autonomie qui devrait en découler, but ultime ?
Notre intention ici n'est pas de débattre du bien fondé de cette spécificité franco-française s'adressant à un art japonais sans compétition.
Mais parmi tous les effets pervers que cette situation a entraînés, il en est un particulièrement préjudiciable à la discipline et à leurs acteurs authentiques car Il a été maintes fois constaté que l'enseignant officiellement déclaré aux autorités n'est pas en fait celui que l'on voit sur le terrain (les tatamis).
Ainsi le professeur sensé faire les cours (seul détenteur de diplôme d'état et donc seul à pouvoir être éventuellement rémunéré) n'est jamais là ou ne fait que de brèves apparitions de pure forme et surtout...pour passer à la caisse.
Depuis l'apparition de cette loi (il y a une quinzaine d'années), on a vu se multiplier les clubs avec à leur tête un nom unique pour plusieurs dojos, ce qui multiplie les gains et constitue une façon détournée d'instaurer des monopoles.
Dans ces clubs, officiellement il y a un seul professeur diplômé d'état, les autres n'étant que des "assistants" (non diplômés) mais assurant dans les faits la quasi totalité des cours dans les "dojos succursales" du "club officiel" du "seul professeur diplômé d'état".
Ce phénomène ne peut être ignoré des autorités locales, mais le label "diplôme d'état" étant à leurs yeux "légal" et donc "rassurant" ça leur permet de dormir tranquille. Et officiellement c'est bien un diplômé d'état qui a été déclaré pour tous ces clubs, même si au fil des mois et des années, trop occupé par son propre club (la maison-mère) il n'y fait plus que de furtives apparitions.
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